mercredi, novembre 18, 2009

Kouchner, toujours un ‘’ami’’ d’Israël

Le Ministre français des Affaires étrangères, dans une interview donnée au quotidien à fort tirage Yediot Arahonot, insiste sur l’amitié qu’il aurait pour Israël. « Je suis un grand ami d’Israël, je souhaite la paix, et je me suis battu pour cela de longues années » ; « J’aime la démocratie israélienne » ; « Ne vous méprenez pas quant à vos amis. La France est l’amie d’Israël, et si la sécurité d’Israël est menacée, nous serons à ses côtés ».

Si de telles phrases de prime abord peuvent séduire, le reste de l’entretien apporte le doute quant à leur vraisemblance.

Il en est ainsi lorsqu’il aborde le rapport Goldstone. Bernard Kouchner nous rappelle alors que la France a demandé aux ‘’Palestiniens’’ de revoir le texte qu’ils ont déposé à Genève. Suite au refus de ces derniers, « (…) nous n’avons pas participé au vote. La deuxième fois, nous nous sommes abstenus lors du vote sur le transfert du rapport à l’Assemblée générale de l’ONU ».

S’opposer de front à sa majorité systématiquement anti-israélienne aurait eu à n’en point douter, pour la patrie des droits de l’homme, une autre allure. Peut-on alors, suite à cette attitude, spéculer un court instant que la France opposera son véto, au Conseil de sécurité, lors de toutes tentatives de transmission du dossier au Tribunal Pénal International ? Evidemment que non !

Mais le pire est à venir : « Notre position est claire, nous avons toujours dit que nous voulions qu’il y ait du côté israélien une commission d’enquête indépendante. Ce n’est pas que nous adoptons une position inamicale, mais que, face à de telles accusations, cela me semble normal. Qui plus est, c’est dans l’intérêt d’Israël ».

Ainsi, si à l’avenir, quelque individu mandaté par le Conseil de droit de l’homme, dont chacun connaît son intégrité en la matière, enquête -par exemple- sur le sang d’enfants chrétiens récupérés par les Juifs pour faire du pain azyme, ou que Tsahal prélèvent des organes humains pour les vendre sur des ‘’Palestiniens’’ assassinés dans cet objectif, et que des témoignages corroborent de telles accusations sans pour autant amener de preuves formelles, Israël devra mener des enquêtes judiciaires ‘’dans son propre intérêt’’.

La charge de la preuve étant dorénavant en ce qui concerne Israël à sa charge et non plus à celle de ses procureurs.

La suite est à l'avenant. Au rappel du journaliste de la qualification de ce rapport de « récompense au terrorisme » par le gouvernement israélien, Bernard Kouchner cite la position française quant à l’opération « Plomb durci » : « (…) nous nous sommes opposés à l’entrée de l’armée israélienne dans Gaza et nous l’avons dit à l’époque, en tant qu’amis. Si des amis ne se parlent pas franchement, ce ne sont pas de véritables amis. Nous avions dit de manière très claire que ce n’est pas bon pour l’image d’Israël dans le monde ».

S’il est vrai qu’un conflit n’est jamais bon pour l’image d’un pays démocratique, nul ne peut douter que les dizaines de roquettes par jour lancées sur le territoire israélien n’étaient point appréciées par les citoyens de ce pays. ‘’L’ami’’ d’Israël ne se pose même plus la question à ce sujet.

On recherche, par ailleurs, désespérément ne serait-ce qu’une démarche diplomatique française, dans ces quatre dernières années, entreprise aux fins de faire cesser les tirs de missiles du Hamas contre les civils et constituant, pour le moins, des crimes contre l’humanité. Des preuves de ces faits, Israël en possède des milliers -entreposées dans quelques dépôts de Sdérot- et que Bernard Kouchner a ôté de sa mémoire.

Si malgré de tels propos ‘’amicaux’’ la France doit être encore considérée comme un pays ami, les déclarations de son ministre ne viennent pas moins confirmer toute la saveur du célèbre adage demandant à D… de nous préserver de nos amis.

vendredi, novembre 13, 2009

Charles Enderlin en reportage

On ne présente plus Charles Enderlin, le ‘’professionnel’’ envoyé permanent de France 2 à Jérusalem. Dans un de ses ‘’reportages’’ sur la clôture de sécurité entre la Judée-Samarie et Israël, il en vient à la nommer, lors de sa conclusion, « mur de séparation », D’autres, intellectuellement moins fins que lui, auraient choisis le terme de ‘’ mur de ségrégation ’’. C’est d’ailleurs ce que laisse supposer David Pujadas dans le lancement de la séquence :

« Des ouvriers palestiniens qui franchissent clandestinement le mur de séparation pour aller travailler précisément au profit des israéliens sur des chantiers qui grignotent leur territoire ». Quel auditeur ne comparerait pas, automatiquement, ces personnes « interdites de séjours » à Jérusalem à la situation des noirs d’Afrique du Sud interdits de côtoyer la communauté blanche de leur pays lors de l’apartheid ?

Des ‘’Palestiniens’’ qui, pour faire vivre leur famille, prennent « le risque d’être arrêtés et condamnés à de la prison », « rampent sous les barbelés » et guettent la patrouille israélienne « avant de passer de l’autre côté ».

L’autre partie du ‘’reportage’’ est consacrée à l’exploitation de ces travailleurs clandestins dans un « chantier d’une implantation à Jérusalem Est » qui « permettent ainsi le développement de la colonisation ». « Aujourd’hui, ils seraient plus de quarante milles » à « franchir le mur là où il n’est pas terminé » et « là où il est surveillé sporadiquement par les gardes-frontières ».

D’où la conclusion enderlinesque que « l’importance sécuritaire de cet ouvrage est donc très limité, les terroristes aussi pourraient utiliser ces points de passages ». « En d’autres termes il ne s’agit pas d’un mur de sécurité mais d’un mur de séparation ».

Preuve est donc faite, par le journaliste, que la clôture de sécurité n’est en rien bénéfique à la tranquillité des Israéliens mais sert des desseins politiques malsains. Une idée de mur pourtant née dans les milieux de gauche dans les années 1995-2000, principalement le mouvement de la Paix maintenant, et combattue par les partis de droite de peur d’entériner le fait d’un état ‘’palestinien’’. Une clôture entreprise par Ariel Sharon en 2002, et qui dès sa construction a vu décroître le nombre d’attentats, jusqu’à ne plus en permettre un seul de nos jours.

Charles Enderlin n’étant pas à son premier ‘’reportage’’ orienté politiquement et à charge contre Israël, il y aurait beaucoup à dire et à rappeler si cela pouvait ressusciter son devoir d’objectivité lié à la déontologie du métier. Comme par exemple, le fait oublié qu’avant les crimes contre l’humanité commis à l’encontre des civils israéliens, les ‘’palestiniens’’ circulaient et travaillaient librement en Israël.

Mais le plus caustique serait de lui demander quel nom donne t-il à la barrière séparant les Israéliens des individus de la bande de Gaza, gouvernés par le Hamas et creusant des tunnels pour importer armes, explosifs et roquettes, voire permettre l’enlèvement d’otage ?

Osera t-il, là encore, confirmer ‘’l’apartheid’’ israélien en nommant cette clôture « mur de séparation » ?

mercredi, novembre 11, 2009

Kouchner, un ‘’ami’’ d’Israël

Le Ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a fait quelques déclarations ‘’fracassantes’’ à France inter sur le Proche-Orient. Analyser ses dires nous confirme l’idée que se fait la France sur le conflit.

« Israël doit "reparler avec M. Abbas ».

Le gouvernement israélien, depuis son installation, appelant sans cesse à des négociations immédiates et sans pré-conditions, on ne peut qu’être étonné d’une telle demande. Sauf, évidemment, si l’on prend en compte la précision du ministre assénée quelques secondes plus tard lors de son interview : « Agacé n'est pas le mot, il y a un vrai différend politique, nous avons pensé et nous pensons toujours que le gel des colonisations, (...) pendant qu'on parle serait absolument indispensable ».

Tel est le prix qu’Israël devrait payer pour voir Mahmoud Abbas rester à son poste et satisfaire, ainsi, les désidératas de l’opinion mondiale. Une opinion versatile qui ne pense même plus à exiger de la partie ‘’palestinienne’’, avant toute négociation et afin d’assurer la sécurité de l’état d’Israël, la reconnaissance de sa judaïté et/ou la suppression de l’exigence du droit au retour des ‘’réfugiés’’ en son sein. Affirmation d’un deux poids deux mesures.

Autre citation sur l’aspiration israélienne à la paix qui laisse perplexe.

« Il me semble, et j'espère me tromper, que cette aspiration a disparu comme si on n'y croyait plus ».

La première observation que l’on peut faire est celle que le peuple israélien fut, un temps aux yeux du ministre, aspirant à la paix. Cette dernière n’ayant pas encore été signée, on peut donc attribuer légitimement et à contrario la responsabilité de l’échec à l’Autorité palestinienne, à la Syrie, au Liban, à l’Iran, etc.…

Selon une deuxième observation, et sachant le peu de crédit à la paix octroyé par le politiquement correct à la coalition de droite menée par Benjamin Netanyahou, l’auditeur de la ‘’pensée’’ du ministre s’interrogera sur le résultat de l'élection d’alors. Il se questionnera d’autant plus lorsqu’il se souviendra de l’existence de la conférence d’Annapolis, mais aussi que le Président Abbas affirme avoir été proche de signer un accord avec l’ancien Premier Ministre Ehud Olmert.

Que n’a-t-il alors paraphé cette entente et ainsi empêcher une nouvelle désillusion de la part des électeurs israéliens !

Au-delà de cette analyse caricaturale du conflit par Bernard Kouchner, il est étonnant de voir un ministre d’un pays ami -mais pas seulement- faire porter la responsabilité de la poursuite du conflit sur le dos israélien, alors que les preuves de la volonté de paix de l’état d’Israël mais aussi de son peuple sont légion. Outre les intérêts bien compris des états, une lobotomisation des esprits explique cette automaticité à blâmer systématiquement et à tout propos la seule démocratie du Proche-Orient. A lui voir uniquement des défauts ! A lui renier petit à petit son droit à la légitime défense ! A le boycotter ! A l’isoler au sein de l’occident ! A lui porter des comparaisons insidieuses ! Etc.

Si le politiquement correct ne se refuse rien de mauvais à l’encontre de ce petit pays, les défenses immunitaires des hommes politiques à travers la planète, toutes tendances confondues, s’effritent au fil du temps. Et c’est ainsi que l’on a pu voir la France condamner Israël pour un massacre de Djénine imaginaire, ou encore s’abstenir lors d’un vote sur le rapport biaisé de Richard Goldstone.

Cette même France, qui par la parole de son ministre des affaires étrangères, constate la désillusion israélienne quant au désir de paix de ses voisins mais oublie de signaler le désir ardent de l’Autorité palestinienne d’une solution imposée sans négociation, à l’instar de la Syrie qui attend la restitution du plateau du Golan avant d’entamer une discussion directe avec l’état des Juifs.

Le Ministre des Affaires étrangères a annoncé sa venue prochaine en Israël. A quoi bon ? N’a-t-il pas tout dit lors de son entretien à la radio ?

lundi, novembre 09, 2009

Du déjà vu !

Faudra t-il un nouvel événement semblable à la tragédie de la Shoa pour que cesse enfin la contestation du droit à l’autodétermination, sur la terre ancestrale, du peuple israélien ?

Faudra t-il qu’une telle catastrophe survienne pour que des lois internationales, sévissant à l’encontre de tout négationniste de ce droit, soient votées et appliquées sévèrement ?

Faudra t-il que des parties d’Israël deviennent des ‘’musées de l’horreur’’ pour que l’on répète, encore une fois, « plus jamais ça » ?

A ces trois questions, et à l’aune de l’actualité actuelle concernant le conflit proche-oriental, il est à craindre que la réponse soit positive. A l’instar de la situation de la population juive entre les deux guerres, Israël est montré, dans l’esprit de l’opinion publique, comme fauteur de trouble menaçant la paix mondiale, complotant les richesses mondiales, ourdissant des guerres pour ses propres intérêts et/ou, et la liste est loin d’être exhaustive, colonisateur et assassin d’un peuple.

En conséquence, il est vilipendé, haï, blâmé et installé d’office au rang d’accusé permanent dont la prochaine condamnation est à venir, s’ajoutant ainsi aux précédentes.

Ainsi, on peut lire, au gré de l’information, des ignominies dues, entre autres, à l’effet du rapport Goldstone, sans que pour autant cela n’émeuve ou ne choque la conscience universelle :

« Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé, ce dimanche, Israël d'avoir commis plus de crimes contre les Palestiniens pendant la guerre dans la bande de Gaza que ceux pour lesquels le leader soudanais, Omar al-Bashir, a été inculpé. M. Erdogan a déclaré qu'il préfèrerait affronter Bashir, accusé d'avoir orchestré les crimes contre l'humanité au Darfour, que de discuter de l'état de massacres de civils avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou ».

Un Benjamin Netanyahou, certes solidaire de l’opération « Plomb Durci », mais dans l’opposition alors.

C’est ainsi qu’Israël est apprécié de nos jours. Une « entité sioniste » devenue responsable de tous les maux de la planète, et commettant les pires abominations. Une nation dont l’exclusion de la communauté internationale deviendrait justifiée. Un état dont on n’attend rien de bon, et auquel les décisions internationales doivent être appliquées sans retenue.

Ce qui serait le rêve de l’Oumma. Obtenir une solution au conflit sans avoir à tenir des négociations avec ce « petit pays de merde » comme le nommait, déjà, Claude Bernard ancien ambassadeur de France en Grande Bretagne.

Des tractations devant, nécessairement, concevoir une reconnaissance de la judaïté de l’état d’Israël ainsi que celle du lien unique ente le peuple juif et Jérusalem. Des pourparlers refusés par la communauté musulmane mondiale, sûre de son bon droit et aspirant à SA « solution finale » au conflit. Un épilogue futur légitimé par le paravent de la ‘’résistance à l’occupation’’, et laissant indifférent l’opinion mondiale comme cela fut le cas lors des lois d’exceptions prises à l’encontre du peuple juif dès l’année 1933.

L’histoire ne repasse pas les plats !? C’est à voir ! Une telle similitude avec l’époque précédant la deuxième guerre mondiale ne laisse rien présager de bon pour Israël et le monde libre.

dimanche, novembre 01, 2009

Le grand aveuglement de Charles Enderlin

On n’y échappe pas ! La promotion du livre de Charles Enderlin bat son plein. Nul doute que les caisses enregistreuses fonctionneront à tout rompre et que les droits d’auteur seront conséquents. Nul doute aussi que, seul, son ‘’professionnalisme’’, reconnu par ses pairs, justifiera ces rentrées d’argents et non pas le sujet de son dernier roman qui se veut être analyse objective du conflit proche-oriental.

C’est, du moins, ce que l’on peut en penser si l’on se fit au résumé qu’il en fait, intitulé « Le grand aveuglement. L’avant propos ». Un conte qui assure les seules responsabilités israéliennes et américaines dans l’essor international de l’islamisme radical représenté par le Hamas, le Hezbollah, les Talibans ou encore Al-Qaïda.

Voici quelques citations. Dès les premier mots, il assure que le général gouverneur militaire israélien « aura bien participé à l’inauguration de l’immeuble des Frères musulmans à Gaza, aux côtés du cheikh Ahmed Yassine. Ces images ont été tournées en septembre 1973 ».

Imaginons la scène. Israël occupe, malgré elle, ce territoire depuis seulement six années et, force occupante oblige, aurait du concevoir dès lors l’avenir quatorze années plus tard, soit 1987, et ignorer, enfermer, voire assassiner, le cheikh Yassine et les frères musulmans en prévention ! Qui peut prétendre, sans prêter le flanc au ridicule, que l’avenir de la région en aurait été changé ? Rappelons également, que dès cette époque, l’Onu se préparait à voter une résolution considérant le Sionisme comme du racisme. Donner du grain à moudre à l’instance onusienne aurait fait probablement plaisir au journaliste de France 2.

Pour bien signifier cette connivence malsaine, Enderlin affirme plus loin qu’un « seul officier, en charge des affaires religieuses, avait refusé d’aller assister à cette petite cérémonie: lui seul avait pris la peine d’aller vérifier ce que prêchait la confrérie ».

Quand bien même aurait il eu raison, qui, à l’époque n’aurait pas qualifié ce chargé d’affaire de raciste et d’extrémiste de droite ? Le romancier s’en serait il alors abstenu ?

Continuons la lecture. « En 1982, la guerre d’Ariel Sharon au Liban, contre l’OLP et le nationalisme palestinien, aura eu des conséquences identiques: l’émergence du Hezbollah, à qui Israël aura offert pendant dix-huit ans une zone de conflit privilégiée en occupant le sud du pays ».

Si l’on excepte la transformation du nom de la première guerre du Liban « Paix en Galilée » en « guerre d’Ariel Sharon » -ce qui en dit long sur les pensées politique de l’auteur- qui peut réellement assurer qu’un retrait des forces israéliennes du territoire libanais, dès Yasser Arafat et ses assassins partis pour la Tunisie, aurait assuré la sécurité le long de la frontière nord du pays ? Se retirer aurait permis à la Syrie, alors force occupante depuis 1976, de jouir à son gré du territoire laissé vacant par les forces de défenses israéliennes et d’y installer les forces du Hezbollah ou autre. N’avait-elle pas alors favorisé la guerre des ‘’Palestiniens’’ contre Israël à partir du territoire libanais ?

Autre extrait ignominieux : « Sharon et Ehoud Olmert, son successeur, ont finalement décidé, en 2005, le retrait de l’armée et l’évacuation des colonies de Gaza en sachant que, tôt ou tard, le Hamas y prendrait le pouvoir. En 2006, ils ont autorisé l’organisation intégriste à participer aux élections palestiniennes en sachant qu’elle allait remporter le scrutin à Gaza – et très probablement en Cisjordanie. Cela revenait à pérenniser le conflit dans la mesure où le Hamas n’était susceptible d’accepter qu’une trêve de longue durée avec Israël, et à ses conditions ».

A lire ceci, on ne doute plus de la ‘’malignité’’ des dirigeants israéliens. Avec de telles assertions on efface les pressions internationales exercées alors sur le gouvernement, ainsi que le désir du peuple israélien de trouver un ‘’compromis’’ afin que les soldats n’aillent plus au front et que les attentats cessent définitivement. C’est oublier que, évacuation ou non, le Hamas avait déjà son mot à dire dans tout règlement final. C’est négliger encore le fait que le Hamas avait déjà un potentiel meurtrier. On est étonné, à ce stade, que Charles Enderlin n’ai pas assuré que l’objectif ultime d’Ariel Sharon et d’Ehud Olmert n’était autre que la reconquête de la bande de Gaza par l’opération « Plomb fondu » de 2009 !

Organiser un déplacement de population pour mieux, au final, offrir une base militaire à ses ennemis et ainsi installer la guerre au centre du pays ne peut sortir que de l’imagination d’un auteur de science-fiction en mal de sensations fortes. Car affirmer tout simplement que le peuple israélien désire la paix et accepte la création d’un nouvel état pour les arabes de Palestine n’est pas vendeur et créateur de richesses personnelles.

Notons enfin, pour la bonne bouche, que sous sa plume le premier lieu saint du judaïsme n’est plus que « Le Mont du Temple du judaïsme » alors qu'il est, par ailleurs, le « troisième lieu saint de l’Islam » !

Par cet avant-propos affirmant la responsabilité d’Israël, par ses maladresses et ses intentions malhonnêtes, dans la montée de l’Islam radical, Charles Enderlin s’est définitivement discrédité comme professionnel de l’information

jeudi, octobre 29, 2009

Jamal Al-Dura lit le français

L’Affaire Mohamed Al-Dura ne finit pas de faire des vagues. Les dernières ‘’dévoilent’’ le fait qu’un rédacteur en chef adjoint de France 3, sous un pseudonyme, participe à une campagne, contre un confrère de France 2, en soutenant la thèse d’une « mise en scène ».

Denis Sieffert, avec ses mots choisis de journaliste engagé à l’extrême gauche, s’acoquine avec Charles Enderlin pour entretenir la thèse contraire. A savoir, l’assassinat de l’enfant « très probablement par des tirs israéliens à Netzarim, dans la bande de Gaza, en 2000, au début de la deuxième Intifada ». (Admirez le : ‘’très probablement’’).

Cette accusation plus que douteuse affirmée, bien évidemment, sans avoir nulle preuve évidente du ‘’meurtre’’. Pas même une photo, concernant les Al-Dura ensanglantés sur les lieux du ‘’drame’’, tirée des rushes pris ce jour de septembre 2000.

La bonne mine ‘’honnête et professionnelle’’ de Charles Enderlin leur suffit aussi pour qualifier tout tenant de la thèse du mensonge médiatique comme faisant partie forcément « de l’extrême droite sioniste en France ». Pas moins ! D’autant plus que « Depuis lors, des centaines d’enfants palestiniens ont été tués par l’armée israélienne, dont au moins trois cents en décembre et janvier derniers à Gaza, sans que les mêmes milieux ultra-sionistes s’en émeuvent » (sic).

L’analyse présente n’a pas pour objet de confirmer la perversion intellectuelle de l’extrême gauche française mais celui de la dénonciation à la justice de Clément Weill-Raynal, « rédacteur en chef adjoint à France 3 et militant « ultra », proche de la direction actuelle du Crif », ainsi que du magazine Actualité juive.

L’article de Denis Sieffert nous apprend que fin 2008, Jamal Al-Dura a « déposé auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance (TGI) de Paris une plainte avec constitution de partie civile pour diffamation, par l’entremise de son avocate, Me Orly Rezlan ».

Chacun pourra assurément imaginer, par ce fait, que Jamal Al-Dura, d’une part, lit le français -notamment l’hebdomadaire Actualité juive où a été publié la prose ‘’ultra’’ de Weil-Raynal- et, d’autre part, gagne suffisamment sa vie pour pouvoir se payer un avocat parisien afin de défendre son honneur ‘’mis à mal’’.

On ne doutera point ici que des âmes ‘’bien intentionnés’’ -et forcément anti-israéliennes- se sont chargées de lui traduire les textes incriminés ni qu’elles ont contribué à rassembler la somme nécessaire pour les frais judiciaires.

Au-delà de cette tentative caractéristique de l’intimidation judiciaire aux fins de faire taire, encore une fois, des défenseurs de l’état d’Israël, il est à noter l’incroyable retard pris quant à la mise en place d’un groupe de travail d’experts indépendants -sous la direction du Président de la Licra Patrick Gaubert et décidé par Patrick de Carolis PDG de France Télévisions- chargé de répondre aux diverses questions qui se posent sur cette étrange affaire.

On pointera également le retard considérable quant à la venue à Paris de Jamal Al-Dura, annoncée par Charles Enderlin , aux fins de « subir des examens médicaux ».

Retards permettant, curieusement, de soutenir une théorie obscure. Celle confirmant une manigance ‘’ultra sioniste d’extrême droite’’ visant « à brouiller l’impact des images et à discréditer Charles Enderlin dont l’honnêteté dérange ». Là encore, pas moins !

On ne peut donc que souhaiter que cette énième plainte en diffamation soit celle permettant à la verve de Clément Weill-Raynal et à la plume de Serge Benattar -rédacteur en chef d’Actualité juive- de démonter la manigance de l’envoyé permanent de France 2 à Jérusalem qui, depuis neuf années, fait son possible pour enterrer définitivement tout questionnement sur son ‘’scoop’’.

samedi, octobre 17, 2009

« Boycotter Israël ce n’est pas boycotter les Juifs »

Qui, de nos jours, ne connaît pas le MRAP ? Ce Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et pour la Paix, crée -parmi d’autres- par des Juifs en 1949, converti depuis la main mise de Mouloud Aounit en Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples. Le fléau de l’Antisémitisme ayant probablement, au vu de cette nouvelle dénomination, disparu de la planète terre ! ‘’Disparition’’ qui prête singulièrement à interrogation dès la lecture du dernier tract publié par cette association intitulé « Israël : Boycottons les produits de l’oppression ».

Les termes choisis de ce texte confirment, au moins et sinon plus, les soupçons que l’Amitié entre les peuples n’est plus la priorité de cette ligue ouvertement anti-israélienne.

Dans les raisons du boycott données, plusieurs relèvent purement du mensonge et de la calomnie.

Ainsi, il est fait part dans ce tract des « concessions faites par les Palestiniens, (…) nombreuses au moment du processus d’Oslo ». Quelles sont¨-elles ? Le MRAP ne sera pas plus disert à ce sujet faute, évidemment, de leur réalité.

Autre raison assénée : « Les gouvernements israéliens n’ont eu de cesse d’attenter par tous les moyens à l’unité des Palestiniens et de trouver tous les prétextes pour refuser toute négociation sérieuse ». Là encore, aucune précision ! Le non dit fera office de vérité. On se souviendra pour autant des négociations d’Oslo, de Camp David II, d’Annapolis et même du retrait unilatéral de la bande de Gaza. Toutes choses qui démontrent une bonne volonté israélienne et qui rappelleront que les ‘’Palestiniens’’ n’ont toujours pas admis, à ce jour, le droit légitime d’un état juif à vivre en toute sûreté.

Un besoin de sécurité israélien qui sert, aux yeux du MRAP, comme argument pour « masquer leur manque évident de volonté à répondre aux aspirations légitimes des Palestiniens à un Etat conforme aux résolutions de l’ONU ». Une sécurité recouvrée dès 2002 par la construction d’une clôture de sécurité baptisé, dans le programme de boycott, « mur d’annexion ».

Autre ‘’démonstration’’ mrapiste de la culpabilité israélienne : « L’intervention contre Gaza démontre qu’Israël saisit toute occasion pour rendre la paix impossible. Aujourd’hui les conditions inacceptables mises par le gouvernement Netanyahou à la création d’un Etat palestinien ne peuvent que rendre quasiment impossible tout accord ».

Cette thèse vire au burlesque, dès lors que le rappel des 90 « roquettes artisanales » tirées par jour en novembre et décembre 2008 sur les riverains israéliens de la bande de Gaza reviennent en mémoire.

Comme vire au grotesque l’assertion condamnant le programme de Benjamin Netanyahou exigeant une ‘’Palestine’’ démilitarisée et la reconnaissance de son pays comme état du peuple juif !

A lui seul, ce libellé prête à croire que seul un Israël pieds et poings liés conviendrait au MRAP. Un pays dont son économie, de surcroît, serait rendue exsangue par un boycott généralisé. Un ostracisme qui ne serait pas ‘’dirigé contre les Juifs’’, mais « contre un peuple pour le punir (… et) lui faire prendre conscience que la communauté internationale des citoyens ne peut tolérer les dénis de justice que commet son gouvernement en son nom ».

Vient ensuite la liste des exigences, dont « la reconnaissance de la résolution 194 relative au retour des réfugiés ». Au sein de l’état d’Israël, cela va de soi !

On ne peut douter, suite à l’analyse de ce tract, que le MRAP fait ici manifestement œuvre d’Ong anti-israélienne. Par ailleurs, une telle Ong -ouvertement antisioniste- n’aurait guère de mal à reprendre à son compte ce programme illégal et à la limite de l’antisémitisme. D’où le rappel du MRAP, comme pour s’en exempter d’avance, que « Boycotter Israël ce n’est pas boycotter les juifs ». Et donc mettre ces derniers en danger.

Ce programme devant forcer le peuple israélien à accepter l’inacceptable, on est en droit de se demander légitimement dans quelle mesure le peuple juif ne se retrouverait pas lui-même en péril.

Doutons sérieusement que le MRAP serait, alors, à ses côtés.