lundi, juillet 13, 2009

Politiquement correct malgré soi

On ne présente plus le philosophe Alain Finkielkraut, seul, ou presque, parmi les siens, à dénoncer infatigablement la dictature du politiquement correct et ses effets pervers. Et pourtant ! Dans une interview accordée à France Inter le 26 juin dernier, il a démontré involontairement, par ses réponses, combien ce fléau noyautait, malgré tout, les esprits les plus éclairés.

Lors de cet entretien et échange téléphonique avec les auditeurs sur le sujet préoccupant de la Burqua, vint inexorablement une question sur le conflit proche-oriental posée par Abdelkader : (12’25 – 12’56).

« (…) Vous venez de dire que vous soutenez le peuple iranien et que vous avez manifesté samedi dernier à Paris auprès des Iraniens et que vous étiez bouleversé. Est-ce que vous avez soutenu auprès des Palestiniens à Paris pendant leur massacre à Gaza, est-ce que vous étiez aussi bouleversé par ce qui se passait à Gaza ? »

Réponse A.F. (13’02 – 15’21)

« (…) Cela fait 25 ans que j’interviens publiquement sur le conflit israélo-palestinien. (…) Depuis cette époque, je milite ardemment pour la création d’un état palestinien aux côtés d’Israël. J’ai participé à un nombre incalculable de réunions et de meetings des amis de la ‘’Paix maintenant’’ (…) Je n’ai jamais varié. Je me suis félicité du retrait de Gaza. Je suis pour un démantèlement des colonies. Je ne vois aucune objection à la pression exercée aujourd’hui par le Président Obama sur Israël, et je pense, si elle s’accentue j’y serais favorable. Mais je suis malgré tout extrêmement choqué par la question parce que (…) l’ambiance totalitaire de ce monde elle consiste notamment dans cette espèce d’obsession d’Israël. C'est-à-dire Israël le petit Satan qui tire les ficelles du grand. Israël le pays d’où tout le mal vient. Donc cette comparaison entre l’horreur iranienne et le conflit israélo-palestinien relève du même phénomène. Et j’ajouterai (…) que l’un des enjeux justement de la révolte iranienne, c’est d’en finir avec la paranoïa qui focalise le monde arabe (…) sur l’entité sioniste comme ils disent, pour effectivement oublier, négliger, distraire les foules des turpitudes des régimes en place. »

Si l’on ne peut faire grief au philosophe d’avoir dénoncé, encore une fois, l’excuse du bouc-émissaire juif, ni de s’être défendu car accusé directement d’humanisme sectaire, on peut en revanche lui faire reproche d’avoir laissé passer à l’antenne l’objectif de l’auditeur. A savoir, juxtaposer l’ignominie des dirigeants iraniens pourchassant, violentant, assassinant leurs citoyens ayant des velléités de liberté démocratique, avec l’obligation des responsables israéliens de faire cesser définitivement les menaces de mort pesant continuellement sur près de 250.000 citoyens, frontaliers de la bande de Gaza.

Si le politiquement correct avait pour mission de salir une fois encore l’état d’Israël, le philosophe a raté l’occasion de le dénoncer et le réduire à sa plus simple expression. Abdelkader, ou ses clones, pourront encore pérorer longtemps sur les ‘’turpitudes’’ imaginaires israéliennes.

Une autre habitude du politiquement correct est d’affirmer le refus permanent d’Israël à toute paix. Règle qui n’est pas devenue vérité seulement dans l’esprit des ennemis de ce pays. Ainsi, on peut noter dans la réponse d’Alain Finkielkraut qu’il est favorable « à la pression exercée aujourd’hui par le Président Obama » en ce qui concerne le gel des ‘’colonies’’. Ceci, exprimé publiquement par un philosophe de renom, confirme que les implantations sont les obstacles majeurs à l’avancée d’une paix juste et durable, alors que l’histoire passée d’Israël en faveur de la paix avec l’Egypte et son retrait unilatéral de la bande de Gaza illustre tout le contraire.

Assurer sans sourciller ceci c’est, d’une part, oublier que l’éventail politique israélien -partant de l’extrême gauche jusqu’au Likoud et Israël Beitenou- affiche la nécessité de la destruction de certaines implantations et d’un échange de territoires équivalant à celles gardées dans l’objectif de la création d’un état palestinien et c’est, d’autre part, faire le jeu de ceux se servant de ce sujet pour faire diversion quant à leur réel ‘’désir’’ de paix et leur objectif véritable. A savoir, la poursuite du conflit, d’une manière ou d’une autre, jusqu’à l’éradication complète de l’état juif.

Cette petite analyse sur les propos d’Alain Finkielkraut prouve, si besoin était, la nocivité du politiquement correct qui installe inlassablement en lieu et place de la réalité le mensonge et la propagande. Si l’esprit éclairé qu’il est ne peut contrer celle maladie intellectuelle, on peut en conséquence légitimement se soucier quant à l’avenir de la raison, du bon sens et de la logique, valeurs nécessaires à la résolution des problèmes de ce monde.

mercredi, juillet 01, 2009

La ‘’colonisation’’ israélienne

La mésentente entre les Etats-Unis et Israël concernant la croissance naturelle des implantations en Judée-Samarie persiste toujours. Ce qui fait l’affaire de l’Autorité palestinienne qui affirme, si l’on s’y fie, que les négociations pour la fin du conflit proche-oriental ne reprendront pas tant que le gel total de la « colonisation » des territoires ne sera pas décrété officiellement. Une « colonisation » si ‘’perturbante’’ que toute paix en est, à ses yeux, utopique !

Est-ce vraiment le cas ?

La très grande majorité du peuple israélien, 70% au dernier sondage, est consentante à la création d’un deuxième pays pour les arabes de Palestine et donc à une ‘’décolonisation’’ massive de leurs concitoyens. Cela, aux conditions incontournables que ce nouvel état soit démilitarisé et que la légitimité d’Israël soit explicitement reconnue. Des clauses qui, si elles venaient sur la table de négociations, seraient intenables aux yeux du monde musulman en quête d’expansion à travers la planète. Le sujet de « colonisation » sera donc de rigueur et d’importance première tant qu’une ‘’solution’’ ne sera pas trouvée ou qu’un nouveau gouvernement israélien ne soit nommé et mette une fin définitive aux ‘’exigences’’ juives !

Ce qui autorise l’affirmation que la « colonisation » ne met pas de frein à toutes avancées dans le processus de paix. Car, selon la volonté de la plupart des gouvernants israéliens qui se sont succédés depuis les « accords d’Oslo », les frontières internationales se traceront par un échange équitable de terrain, et selon les surfaces des implantations les plus peuplées qui intégreront l’espace israélien.

On ne voit donc pas ici quel peut être la gêne quant à la reprise immédiate des négociations ! Hormis l’exigence d’un démantèlement complet de ces dernières, ce qui serait une revendication inacceptable quelque soit les gouvernements à venir et une excuse ‘’palestinienne’’ difficilement escamotable aux yeux de l’opinion mondiale quant à sa volonté d'une reprise des négociations de paix.

Quant aux implantations qu’Israël ne gardera pas, elles seront détruites comme le furent celles du Sinaï -lors de sa restitution suite à la signature du traité de paix avec l’Egypte- et celles de la bande de Gaza lors du retrait unilatéral de 2005. Ici, non plus, nul obstacle ne peut être opposé à l’encontre d’un retour immédiat aux négociations car le passé récent israélien est éloquent de bonne volonté.

Sauf, évidemment, à s’étonner et s’écœurer que l’état à naître se devra d’être Juderein, tel que l’a rêvé Adolphe Hitler pour l’Europe !

Si donc le nettoyage ethnique est banal dans les états musulmans et ne choque nullement les esprits occidentaux, la prise de position de ces derniers est, de par son insistance d’une demande d’arrêt total de la ‘’colonisation’’, incompréhensible ! D’autant plus, si l’on se souvient que le Ministre des Affaires étrangères Avigord Liberman est qualifié d’extrémiste de droite par les moralisateurs, reçu avec antipathie dans les chancelleries et ‘’démissionné’’ par un Président d’une France qui ne sait plus comment faire plaisir à ses banlieues musulmanes. Ceci, pour avoir suggéré un échange de territoires incluant une population, et pour tenir un discours clairs sur chacun.

Il ne fait aucun doute que le sujet de la « colonisation » fera encore les beaux jours de ceux qui s’en servent comme excuse pour ne pas avancer sur le chemin d’une « paix juste et durable » pour la région ou pour satisfaire des intérêts particuliers de certains ‘’médiateurs’’. A la charge du gouvernement israélien actuel de faire comprendre à la communauté occidentale sa lâcheté à trop étreindre la position du monde musulman, sans omettre de faire saisir à son peuple le désir inébranlable arabo-musulman de l’éradication du refuge juif par des subterfuges.

On peut donc parier que la Paix n’est pas pour après-demain dans cette région.

jeudi, juin 25, 2009

Les ‘’abus’’ d’Israël

On ne présente plus les positions politiques de Michel Bole-Richard, le correspondant du quotidien Le Monde à Jérusalem. Elles sont systématiquement anti-israéliennes. Son dernier papier, intitulé « L'improbable Etat palestinien de Benyamin Netanyahou » (1), en est encore une preuve. Son objectif unique est de démontrer la mauvaise volonté israélienne dans la création d’un état de ‘’Palestine’’.

On se souvient, évidemment, de ses textes ‘’condamnant’’, par une phraséologie choisie, la clôture de sécurité et ‘’réclamant’’ de fait sa démolition afin de respecter la légalité internationale. (Ce qui aurait accru les attentats suicides et donc le nombre de meurtres d’Israéliens).

Cette précision pour bien spécifier qu’un mur se démolit. En revanche, dans son article, le journaliste affirme, sans rire, qu'Avigdord Lieberman « ne manque pas d’aplomb » pour avoir affirmé à Ban Ki-Moon « que les colonies ne sont pas un ‘’obstacle’’ pour la recherche de la paix et qu'il est manifeste qu'il s'agit d'"une excuse pour ceux qui veulent esquiver les pourparlers", à savoir les Palestiniens ». On ne peut, en conséquence, douter que dans l’esprit de Bole-Richard, les murs des implantations sont indestructibles. Malgré les preuves du contraire. A savoir les implantations détruites dans le Sinaï pour permettre la signature de la paix avec l’Egypte, et celles démolies dans la bande de Gaza en 2005. Israël n’a alors pas manqué ‘’d’aplomb’’ pour tenter la paix. Sans oublier, pour autant, la possibilité d’échanges de territoires.

S’ensuit ensuite une litanie de conditions qui rendent, selon, l’envoyé du Monde, ‘’improbable’’ toute création d’un état ‘’palestinien’’. « Démilitarisé, sans contrôle de ses frontières, de son espace aérien ni de ses ressources, sans la liberté de nouer des alliances. La vallée du Jourdain restera sous contrôle israélien. Les forces de sécurité garderont le droit d'intervenir à leur guise dans un Etat croupion, mais qui aura son drapeau, son hymne national et son gouvernement, a promis M. Netanyahou ».

On connaît tous la citation affirmant que moins on possède de culture, plus on a tendance à l’étaler. Michel Bole-Richard a peu d’arguments, mais son appétence à en rajouter ne lui fait pas défaut. Si ‘’l’état croupion’’ n’aura effectivement pas le droit de mettre en péril la sécurité de l’état juif voisin et que ce dernier se devra d’intervenir dans cet unique cas, il n’en reste pas moins qu’il lui sera possible de nouer des alliances autres que militaires, disposera -malgré l’affirmation écœurante contraire- de l’entièreté de ses propres ressources et jouira de ses frontières sauf dans l’importation de matériel militaire. Des conditions qui lui font qualifier cet état de « protectorat » et non pas d’état souverain. Monaco et Andorre apprécieront.

Après les conditions, Bole-Richard nous fait mention des « garde-fous » de ‘’Bibi’’. L’un d’eux est d’être reconnu comme état juif. Mais quid des « 1,5 million de Palestiniens d'Israël, soit 20 % de la population, (qui) doit renoncer à sa spécificité et se plier à la volonté "étatico-religieuse" » nous écrit-il ? Voilà donc, par la grâce de ce ‘’procureur’’, les arabes-israéliens contraints de se convertir. Il ne nous dit pas si les Chrétiens de la future ‘’Palestine’’ devront, eux, « renoncer à leur spécificité et se plier à la volonté étatico-religieuse du Hamas ou du Djihad islamique ». Il est vrai que ce n’était pas le sujet du papier !

Le reste est à l’avenant. D’un appel à Obama à « faire entendre raison aux Israéliens » par la pression, jusqu’à ‘’l’étonnement’’ d’un refus israélien d’une « reconnaissance de responsabilité dans l'expulsion et le déracinement de 760 000 Palestiniens en 1948, ni d'indemnisation ni de possibilité de réintégration », Michel Bole-Richard démontre à chacun de ses écrits que sa motivation n’est pas l’information mais la distillation d’une haine idéologique.

L’objectif de ce dernier, mais aussi de nombreux de ses semblables, est de discréditer les exigences israéliennes forcément ‘’exorbitantes’’. Faire reconnaître, lors de négociations, sa légitimité ou son droit à la sécurité, c’est empêcher toute relance future du conflit. Ce qui, évidemment, déplaît fortement à ceux que l’état d’Israël gêne. Car l’existence d’un état refuge juif ce sont des boucs émissaires faciles et à disposition en moins.

Et cela est inconcevable pour certains ‘’humanistes’’.

lundi, juin 15, 2009

Un discours très gênant

Le Premier Ministre Benjamin Netanyahou, au vu et au su de la planète, a reconnu sous certaines conditions la nécessité d’un état pour les ‘’Palestiniens’’. Malgré cette reconnaissance explicite, l’Autorité palestinienne, la ligue arabe ou encore les sympathisants de leur cause n’y voient que raisons pour la poursuite du conflit.

Pour autant, le discours du Premier ministre signifie, pour l’intellect de tout quidam éclairé, la fin de la ‘’colonisation’’ des territoires gagnés lors de la guerre défensive de juin 1967. Chose particulièrement gênante pour ceux qui ont comme objectif premier l’éradication d’Israël, et ont donc besoin de la justification de l’accusation facile et systématique de ce pays comme fauteur de guerres. En conséquence, ces derniers s’empressent de trouver des palliatifs idéologiques de substitutions permettant la continuité du conflit.

Une des conditions du Premier ministre israélien est un état ‘’palestinien’’ désarmé, sans maitrises de l’espace aérien et possibilités de signer divers accords défensifs avec d’autres états. Ce qui autorise les ‘’artisans’’ d’une « paix juste et durable » (sic) à qualifier d’ors et déjà ce futur état de « camp », « réserve », « protectorat » et/ou « bantoustan ». Tout individu, non dénué de bon sens, s’interrogera quant à l’exigence d’une armée, d’accords défensifs ou du contrôle aérien hors l’objectif de la poursuite du conflit actuel !

Il en va de même pour la reconnaissance d’Israël comme « état du peuple juif ». Ces mêmes ‘’artisans’’ d’une « paix juste et durable » s’étonnent que ce pays ait cette revendication ‘’alors qu’il a en son sein près de 20% de musulmans et de chrétiens’’. Le quidam intègre s’étonnera, lui, que cinquante sept pays se soient associer au sein de l’Organisation de la Conférence Islamique qui a inscrit dans sa charte la sauvegarde des seuls lieux saints de l'islam, ou encore la solidarité islamique entre les États membres, malgré l’existence de minorités en leurs seins. ! Le tout sans que ces mêmes ‘’artisans’’ pour une « paix juste et durable » ne trouvent à y redire !

Il en va de même également pour le « droit de retour des réfugiés » au sein même d’Israël alors qu’un état ‘’palestinien’’ sera disponible pour permettre l’installation et l’épanouissement des ‘’réfugiés’’. Le quidam, là encore, s’interrogera quant à ce ‘’droit’’, sauf, évidemment, si la disparition du seul refuge juif de par le monde et la reconnaissance, par la communauté internationale, de la faute originelle d’Israël par sa renaissance étaient l’objectif de cette exigence !

Gageons que dans les jours à venir, les adeptes d’une « paix juste et durable » nous indiquerons d’autres motifs de refus de négociations, et nous expliquerons la nécessité du combat contre « l’entité sioniste ».

Il n’en reste pas moins, que Benjamin Netanyahou a démontré par ce discours, très gênant pour beaucoup, que l’excuse de la ‘’colonisation’’ ne tient plus face à la réalité. Si Israël a tenu le mauvais rôle depuis les « accords d’Oslo », la communauté internationale ne pourra plus ignorer, comme ce fut le cas jusqu’à présent, les demandes exorbitantes de la communauté musulmane. Elle se devra d’y répondre fermement en contraignant l’Autorité palestinienne à admettre un état juif, vivant en toute sécurité à ses cotés.

Dans le cas contraire, il ne restera plus au peuple juif et aux véritables démocrates qu’à se compter et à renifler l’odeur nauséeuse du pétrole et des pétrodollars.

mercredi, juin 10, 2009

Moment de vérité

Depuis le 20 janvier dernier, Barak Hussein Obama n’a eu de cesse de s’adresser publiquement au monde musulman. Ses gestes et discours ont démontré, depuis, son intention ferme de réduire au maximum les tensions internationales et ainsi éliminer tout risque de guerre de civilisation. D’aucuns assurent que cela ne résoudra rien, d’autres dénoncent sa trop grande déférence envers l’Islam, mais tous affirment que les USA tournent le dos à leur politique passée. Notamment envers l’état d’Israël. Ce qui, à preuve du contraire et au moment où sont écrites ces lignes, est faux. La condamnation US des implantations et l’objectif de « deux états pour deux peuples » n’ont rien de nouveau. Seul le débat public entre ces deux alliés, envenimé par tous les médias ‘’coopératifs’’, est inédit. Ce qui peut surprendre mais ne peut être qualifié d’hostilité.

Se refusant à imaginer le conflit perdurer ad vitaernam, le Président US a décidé d’obliger les parties à dévoiler leurs cartes. Partie de poker où il s’agira de cacher son jeu le plus longtemps possible afin d’éviter les condamnations et pressions internationales. Un jeu où Israël n’est pas le moins garni en bonnes cartes et le monde musulman en bluff.

La solution d’un état palestinien démilitarisé et démocratique est acceptée en très grande majorité par le peuple israélien. Par contre, l’inverse ne l’est pas. Les adversaires de l’état hébreu se refusent obstinément de reconnaître Israël comme état du peuple juif. Exiger, en conséquence, des Israéliens l’abandon de cette requête de légitimité démontrera, pour le coup, l’hostilité d’Obama. Ce qui fera perdre au Président US, dès le départ des négociations, tout crédit quant au rôle d’arbitre qu’on lui accorde, et au monde musulman son auréole de ‘’pacifiste’’.

La deuxième question épineuse sera, à n’en pas douter, l’exigence musulmane du « droit au retour » de ‘’réfugiés’’ au sein d’Israël. Ce pays s’y refusant absolument, il est difficilement imaginable de voir le monde musulman se ranger au désidérata israélien ou les pays occidentaux presser sur ce dernier et accroître ainsi le problème démographique mettant en péril le refuge du peuple juif. Sauf, évidemment, à montrer le peu d’intérêt que représente Israël face à ceux du pétrole, des pétrodollars et des banlieues de plus en plus islamisées. Ce qui bloquera, en conséquence, tout progrès dans le processus de paix.

La troisième difficulté, et non la moindre, des tractations à venir est l’avenir de Jérusalem. Tous, hormis Israël, s’empresseront de justifier son partage ou la mise en tutelle des lieux saints. Le Christianisme ne revendiquant rien et laissant la propriété matérielle à d’autres, on voit mal pour quelles raisons l’Islam politique prétendrait à la propriété d’un endroit qui n’est nullement cité dans le Coran et qui n’a jamais été lieu d’un quelconque pèlerinage ! Quant aux ‘’palestiniens’’, cette ville ne leur ayant jamais appartenu, d’aucuns pourront légitimement s’étonner de leur voir attribuer une partie d’une ville qui ne fut aimée et encensée, à travers les siècles, que par le peuple juif. Ce point sera, à n’en pas douter, débattu intensément et internationalement jusqu’à susciter la rupture de toute négociations.

Il ne fait aucun doute, qu’Obama favorise l’arrivée du moment de vérité. Ce qui ne desservira pas forcément l’état d’Israël -prêt, depuis 1948, à vivre en bonne intelligence avec tous ses voisins- mais desservira certains de ses contradicteurs assurant, haut et fort, leur disponibilité à vivre en paix aux côtés d’Israël, ou les autres garantissant vouloir favoriser un processus pour une « paix juste et durable ».

Les amis d’Israël et du peuple juif pourront alors se compter. Gageons qu’ils ne seront pas nombreux et que la fin du conflit n’est pas pour après-demain.

dimanche, mai 31, 2009

Le gel d’une amitié

Barak Obama exige de l’état d’Israël qu’il gèle définitivement « la colonisation des territoires occupés » et, par ce fait, l’accroissement naturelle des implantations existantes. La première interrogation qui vient à l’esprit, est de savoir ce que deviendront les milliers d’habitants qui devront attendre un supposé traité de paix avant de voir leur ville s’épanouir à nouveau ? Auront-ils la patience d’attendre le bon vouloir des ennemis d’Israël ou, ce qui est probablement souhaité par la communauté internationale, devront-ils déménager dans les « frontières de 1967 » pour avoir une vie décente ?

La deuxième question est de s’apercevoir si ces « colonies » bloquent réellement la progression d’un quelconque processus de paix sachant que l’état d’Israël, quelque soit son gouvernement, n’a guère hésité à les détruire dans l’objectif d’une paix, quelle soit réelle ou, malheureusement, imaginaire ?

La troisième question, de loin la plus importante, est de savoir si ce gel fera avancer sincèrement la paix dans la région, voire au-delà ? Pour cela, il suffit d’établir une petite liste d’attentes israéliennes irrévocables et d’analyser leurs réponses

a) La communauté musulmane est-elle prête à reconnaître, tôt ou tard, l’état d’Israël comme la nation du peuple juif ?
b) La communauté musulmane est-elle prête à abandonner son exigence d’un « droit de retour » d’individus n’ayant jamais habité, pour la très grande majorité d’entre eux, « l’entité sioniste » ?
c) La communauté musulmane est-elle prête à cesser toutes violences et terreurs ainsi que l’enseignement de la haine à l’encontre de l’état d’Israël ?

A ces trois petites revendications somme toute très logiques, la seule réponse obtenue est NON, malgré qu’Israël gèlerait, selon la demande US, toutes expansions des implantations existantes.

Quel peut donc être l’intérêt des Israéliens à céder sur ce point ?

Au vu de ces réponses négatives, Benjamin Netanyahou se doit de poser ces exigences publiquement afin que le débat soit lancé sur la volonté des uns et des autres, que la pression soit également sur le monde musulman et que Barak Hussein Obama n’évacue pas, tout simplement le 04 juin prochain lors de son discours au Caire, ce qui assurera l’avenir d’Israël sur sa terre ancestrale.

Sur un tout autre plan, on peut méditer sur l’action du Président américain exigeant d’un allié indéfectible de son pays une concession sans exiger une contrepartie de ses innombrables ennemis ! Au vu du nombre de ses conseillers, il est plus qu’étonnant de le voir agir en ce sens sans imposer, pour le moins, une reconnaissance formelle et définitive d’Israël comme état juif ou le simple arrêt de la violence !

Certains Israéliens n’ayant pas voté par le cœur Obama, en viennent à supposer que Barak a disparu, englouti par Hussein. Ce qui serait une réponse rationnelle à cette politique à sens unique.

Ce qui est sûr, c’est que l’amitié entre les deux peuples risque d’en prendre un sacré coup si cette politique américaine devrait se poursuivre et si Israël serait désigné comme fauteur de guerres.

Les Juifs américains, dans leur très grande majorité, devront, dans cette hypothèse, se questionner quant à leur appui à leur Président, alors que leurs frères israéliens avaient choisi son opposant.

lundi, mai 25, 2009

Un monde virtuel pour haïr

S’attaquer physiquement à l’état d’Israël est, jusqu’à présent, mission impossible. S’en prendre aux tenants et aboutissants réels du conflit proche-oriental afin d’augmenter la pression et accroître la possibilité d’éradication d’Israël est ardu. Pour arriver à leurs fins, les ennemis de l’état juif ont inventé un monde imaginaire, virtuel, dans lequel ce dernier est un accusé à souhait. Le verdict attendu étant connu d’avance : son démembrement total.

Ainsi, il leur est malaisé de dénoncer la légitime défense d’Israël -droit régalien de tout état de défendre ses citoyens des violences extérieures- aux fins de réduire au maximum sa capacité à réagir. Dans cet objectif, il est une ‘’tradition’’ qui s’est instituée à travers la planète, ou presque, qui blâme, lors de chaque représailles, « l’entité sioniste » pour les ‘’massacres’’ systématiques qu’il est sensé commettre, ou la ‘’disproportion’’ de ses ‘’vengeances’’. Nonobstant, évidemment, la dénonciation du « génocide » permanent du ‘’peuple palestinien’’ qui n’a cessé pourtant de croître depuis qu’il se trouve sous administration israélienne.

Cet « état sioniste » se doit donc de déposer les armes.

Il est difficile également de reprocher aux Israéliens de vouloir se protéger des bombes humaines et des attentats aussi divers et variés que permet l’imagination. Toutes méthodes mises en place pour séparer ces criminels de leurs futures victimes sont, en conséquence, analysées comme solutions et systèmes « racistes ». « Etat d’apartheid » est donc une accusation récurrente dans ce monde emblématique de la haine du Sioniste. « Le mur d’apartheid », « camp de concentration » et « prison à ciel ouvert » selon les besoins, « bantoustans » ou encore « plaisir d’humilier » sont quelques légendes qualifiant les actes d’un état que tout individu lobotomisé de la sorte et féru de droits de l’homme, ne peut que rapprocher du régime illégal d’alors de Pretoria.

Un état qui se doit, donc, de devenir un « état de tous ses citoyens » et ne plus être un état juif.

Il est impossible aussi de réclamer ouvertement le retrait pur et simple des territoires conquis lors de la guerre de légitime défense de 1967, sans considérer le risque de voir Israël envahi immédiatement par quelques armées de pays frontaliers ou hordes de criminels sans foi ni lois. Le monde virtuel l’a donc qualifié « d’état colonialiste ». Qualificatif chargé symboliquement de l’histoire des grandes puissances qui ont puisé allégrement dans les richesses locales et qui permet d’imputer aux juifs, s’implantant sur ce territoire, la qualité d’obstacles à toute paix juste et durable en cette région. Des implantations égales à celles du Sinaï et de la bande de Gaza que les gouvernements israéliens n’ont pas hésité à détruire au moment voulu.

La politique arabe européenne a facilité la progression et l’installation dans les esprits de ce monde virtuel qui a fait d’Israël un état justiciable, condamnable et punissable à souhait. La quête de pétrole, des pétrodollars ainsi que les banlieues de plus en plus islamisées ont autorisé de ce fait, dans ce monde des lumières de moins en moins vives, des initiatives déconcertantes.

Ainsi, pour ne prendre que quelques exemples récents, Marwan Barghouti, condamné par la justice israélienne à cinq peines de prison à perpétuité suite à sa participation aux meurtres d’Israéliens, est devenu ou en passe de devenir « citoyen d’honneur » de plusieurs villes françaises. On n’ose imaginer, si la réalité n’avait pris le dessus, quelle marque d’honorabilité aurait été attribuée par ces villes rouges à Adolphe Hitler et son score de six millions de juifs assassinés !

Le boycott des produits israéliens, pourtant interdit par la loi, est encore une initiative qui rencontre, jusqu’à présent, peu ou pas d’opposition. La descente de militants dans les supermarchés sélectionnant uniquement des produits ciblés rappelle étrangement la descente de nazis vers les boutiques juives. Seule l’inscription « Jude » sur les produits israéliens manque encore à l’appel.

Cet inventaire, loin d’être exhaustif, ne peut faire l’impasse sur cette liste se présentant aux élections européennes et ayant comme programme unique pour l’Europe que de la « dé-sionisé ». Un programme ‘’licite’’ désirant abattre le « complot sioniste » qui « domine » la vie politique, médiatique, économique et judiciaire de l’Europe et qui rappelle étrangement, là encore, le « complot juif » si cher aux antisémites.

Toutes ces initiatives devenues ‘’logiques et sensées’’ au fil du temps et qui rencontrent le succès auprès d’une certaine population expliquent par elles-mêmes les condamnations systématiques d’Israël au sein des instances internationales. Ainsi, le Conseil des Droits de l’Homme et l’Assemblée générale de l’Onu -sans oublier le parlement européen- sont d’excellents prétoires pour perpétuer l’idée malsaine quant à l’erreur de la décision internationale de 1947 du renouveau de ce pays, et la nécessité de sa capitulation pour qu’advienne, enfin, la paix sur la planète. Des résolutions qui rappellent les lois ‘’légales’’ mais scélérates de l’Allemagne nazie, celles de Vichy ou des zones d’occupation ailleurs en Europe.

On comprend mieux, à l’aune de cette réalité, l’hostilité envers le récent gouvernement israélien dirigé par Benjamin Netanyahou qui se refuse à n’être qu’un béni-oui-oui de la politique internationale si néfaste aux valeurs universelles.

« Plus de slogans creux » est l’une des exigences du Ministre des affaires étrangères israélien. Ce monde virtuel devra s’effacer devant cette sommation.